72 ans après les événements de « House of the Dragon » et 100 avant « Game of Thrones », à une époque où la lignée Targaryen détient toujours le trône de fer, de grands destins, de puissants ennemis et de dangereuses aventures attendent un improbable duo : le jeune chevalier naïf mais courageux « Dunk », alias Ser Duncan le Grand, dont Brienne est une descendante, et « Egg », son ami écuyer.
Dans la franchise monumentale de Game of Thrones, je demande la petite série sans prétention qui vient de sortir et dans laquelle il n’y a aucun dragon en chair et en os. Cette nouvelle production est presque passée inaperçue au milieu des blockbusters habituels, mais nous l’attendions pourtant avec une grande impatience. Nous avons choisi de la découvrir au rythme de la diffusion originale, à raison d’un épisode par semaine, pour savourer chaque instant de ce récit qui se déroule chronologiquement un siècle avant les événements de la série principale. On y retrouve les grandes familles que l’on connaît déjà, mais avec des personnages totalement différents, ce qui offre un renouveau salvateur même si l’on ne peut s’empêcher de reconstituer mentalement l’arbre généalogique des lignées célèbres.
L’histoire nous fait suivre les premiers pas d’un jeune chevalier qui tente désespérément de faire ses preuves en se rendant à un tournoi majeur. Son ambition est simple : se faire remarquer et entrer avec fracas dans le monde de la chevalerie. Sur son chemin, il fait la rencontre d’un jeune garçon nommé Egg, qu’il décide de prendre comme écuyer. Bien entendu, rien ne se déroule comme prévu durant ce tournoi et les événements prennent rapidement une tournure inattendue, forçant le chevalier Dunk à se révéler d’une manière qu’il n’avait pas imaginée. Tout l’enjeu est alors de savoir s’il parviendra à sortir vivant de cette arène politique et guerrière particulièrement impitoyable.
C’est une série vraiment agréable à regarder et surtout extrêmement bien produite. Visuellement, on plonge sans filtre dans la boucherie que pouvaient représenter les tournois médiévaux de cette époque. Le rendu est brutal, très brutal, et ne cherche jamais à embellir la violence des affrontements. Les acteurs sont parfaits dans leurs rôles respectifs et certains se révèlent de manière très surprenante. Le personnage de Dunk est interprété par un ancien joueur de rugby qui, s’il a sans doute été choisi pour sa stature imposante, livre une performance touchante et pleine de nuances. J’ai beaucoup aimé ce personnage qui semble assez simplet de prime abord, mais qui se révèle finalement bien plus profond et réaliste que beaucoup d’autres protagonistes mieux nés.
Mon seul conseil pour profiter pleinement de cette œuvre serait de ne pas s’arrêter au premier épisode. Ce dernier peut paraître un peu ridicule au premier abord, mais il est essentiel pour poser les bases du personnage central et nous permettre d’apprécier son évolution constante au fil de l’aventure. La dynamique entre Dunk et le jeune Egg est le véritable cœur émotionnel de la série et fonctionne à merveille. C’est un vrai petit coup de cœur pour cette saison en six épisodes qui prouve qu’il n’y a pas besoin de créatures fantastiques pour raconter une grande histoire d’héroïsme et d’amitié dans l’univers de Westeros.
- Créée par George R. R. Martin et Ryan J. Condal
- Avec Peter Claffey – Dexter Som Ansell – Daniel Ings – Shaun Thomas – Tanzyn Crawford – Danny Webb …
- Genre : Drame – Fantastique
- Durée : 35 min
- Diffuseur : HBO
- Nombre d’épisodes : 6
- Adapté du roman Le chevalier errant (suivi de l’épée lige) de George R. R. Martin
- Fiches : Seriebox – IMDB – TMDB – Allociné – SensCritique










