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SYNOPSIS

Octobre 1345, Comté de Bourgogne.
Fuyant la colère du baron, Aymeric Jodelet, peintre et coureur de jupons, doit s’exiler de son village. L’artiste trouve refuge dans la forêt voisine, au mépris des superstitions. Selon les paysans, un monstre y rôderait : la Vouivre, dont les griffes déchireraient les intrus.
Une fable, rien de plus ?
À l’automne, les sentiers sylvestres mènent n’importe où.
Parfois jusqu’à l’inconnu.

MON AVIS

Lorsque j’ai eu cet artbook dans les mains, j’étais heureuse. Heureuse d’avoir un livre aussi beau et heureuse de me dire que j’ai eu la chance de contribuer financièrement à sa sortie. Car c’est grâce à un financement participatif que ce petit bijou e pu voir le jour.

Anthelme Hauchecorne fait parti des auteurs que j’aime suivre et que j’aurais voulu découvrir beaucoup plus tôt. Loïc Canavaggia, par contre, ne faisait pas parti des artistes que je connaissais. Maintenant au moins, j’ai le loisir de le suivre également et d’admirer son crayonné magnifique.

L’histoire est inspirée d’une légende autour de la Vouivre, monstre mythique mi-serpent, mi-dragon ayant la faculté de se transformer en jeune femme pour séduire les hommes.

Bien évidemment ceux qui connaissent la légende la reconnaitrons tout de suite dès le début de la lecture, mais les personnes comme moi, qui ne connaissais pas tous les détails, vont pouvoir découvrir ce récit épique digne des plus grande quêtes chevaleresque.

Mais c’est aussi une histoire d’amour, de lutte interne et de magie. Car personne ne peut actuellement imaginer que ce genre de créature ai pu exister un jour et pourtant on a envie de croire que dans notre passé les monstres vivaient parmi nous.

L’écriture est magnifique, mêlant le récit à des lettres faisant office d’archive d’un ordre occulte. Le personnage principal nous livre ici le fond de sa pensée, il écrit dans son journal et se livre pleinement. Ce qui nous permet de rentrer encore plus dans l’histoire et de vivre les même émotions.

Les illustrations quand à elle sont splendides. Il faut dire que je pouvais mettre ma lecture en suspens le temps d’observer tous les détails d’une illustration ou la subtilité de certains traits dans un croquis ou une aquarelle. Le regard de l’artiste (merci mes années d’études en école d’art) m’a permis d’apprécier chaque ligne tracée, chaque trait et chaque coup de pinceau.

Vous l’aurez deviné, j’ai voulu faire durer ma lecture un maximum car le récit illustré m’a plongé dans plus que l’histoire de la Vouivre. Ou alors, tout comme Aymeric Jodelet, je suis tombée sous son charme…