En avril 1944, à 19 ans Ginette Kolinka est déportée au camp d’extermination Auschwitz II-Birkenau. Elle n’en parle pas durant 50 ans, avant d’accepter d’être filmée pour la « Shoah Foundation », que Steven Spielberg vient de créer. À la grande surprise de la septuagénaire, les souvenirs enfouis rejaillissent. Elle se lance à corps perdu dans le témoignage.


J’ai lu cette bande dessinée dans le cadre du prix Livraddict, je me suis challengée en tentant de lire un maximum d’ouvrages sélectionnés pour ce prix. Mais en même temps je voulais le lire depuis un petit moment. Cet œuvre est un témoignage qu’il faut lire pour ne pas oublier.

J’ai découvert Ginette Kolinka. Déjà d’entrée de jeu ce personnage m’a émue par son prénom. Ma grand-mère avait le même. Puis rapidement je me suis rendue compte que cette femme dont je n’avais jamais entendu parlé avant n’est pas n’importe qui, ou plutôt sa famille est connue dans le paysage artistique français. Et puis j’ai plongé dans l’histoire de cette jeune fille qui s’est retrouvée avec des membres de sa famille dans un camp de concertation, à Birkenau.

C’est une histoire touchante, terriblement émouvante et un témoignage du passé qu’il ne faut surtout pas ignorer. Ginette Kolinka fait preuve d’une force incroyable et elle témoignage encore aujourd’hui de sa vie, de son passé auprès des gens afin que l’horreur ne soit jamais oublié, afin que l’Histoire ne se répète pas.

Les dessins sont très adapté à l’histoire. Il n’y a pas de voyeurisme et j’ai apprécié de voir de simples ombres dans le camp plutôt que des personnages identifiable. Et en même temps j’ai trouvé cela horrible de les représenter comme cela. Mais dans ce genre de camp, les êtres humains étaient devenus des ombres, les bourreaux ont tout fait pour déshumaniser des personnes qui n’avaient rien demandé à part d’avoir le droit de vivre. Alors oui, j’ai trouvé cela humain et choquant mais c’était tellement juste.

Je suis très contente d’avoir eu la chance de lire cet ouvrage et je vous le recommande chaudement. Les choses sont dites avec simplicité et beaucoup d’émotions mais cela ne tombe jamais dans le voyeurisme. Il y a l’essentiel, ce qui doit juste être dit pour que l’on puisse s’en souvenir. Et le personnage de Ginette Kolinka est tellement touchant et débordant de vie.

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Une réponse à « Adieu Birkenau – Ginette Kolinka, Victor Matet, Jean-David Morvan, Efa et Cesc »

  1. […] Adieu Birkenau de Ginette Kolinka, Victor Matet, Jean-David Morvan… […]

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