Cinq ans après les événements de la première saison, Joel et Ellie sont rattrapés par leur passé, les poussant dans une confrontation difficile l’un avec l’autre. Ils devront faire face à un monde encore plus périlleux et imprévisible que celui qu’ils pensaient avoir laissé derrière eux.
🎮 Un uppercut émotionnel maîtrisé
C’est aujourd’hui que s’est achevé, en France, la diffusion de la tant attendue saison 2 de The Last of Us. Et oui, je viens tout juste de terminer le dernier épisode… et il fallait absolument que je partage mes impressions à chaud avec vous.
Autant vous prévenir tout de suite : si vous ne connaissiez pas l’univers du jeu, cette saison a dû être un véritable choc. Voire un petit traumatisme. Car du drame, il y en a. Et pas dans sa version douce et consolante, non. On parle ici de douleur brute, de choix déchirants et de conséquences irréversibles.
Une adaptation fidèle… mais partielle
Cette deuxième saison ne couvre pas l’intégralité du second jeu The Last of Us Part II. Elle s’arrête à un moment crucial et charnière de l’histoire, laissant planer de nombreuses questions… et beaucoup d’émotions à digérer.
On y retrouve bien sûr Ellie et Joel, mais aussi de nouveaux visages importants comme Abby, Dina ou Jesse. Chacun de ces personnages enrichit la narration, apportant profondeur, tension et humanité. Le tout tisse un récit dense, intense, sans concession, où chaque destin semble guidé par une douleur profonde.
Abby : un personnage pivot et controversé
Parlons d’Abby. C’est le personnage qui divise, qui bouscule, qui intrigue. Dans la série, elle incarne la némésis d’Ellie, celle par qui tout bascule. Impitoyable, froide, déterminée… c’est du moins l’image qu’on veut nous renvoyer au départ. Mais très vite, on comprend qu’Abby est un personnage d’une grande complexité, avec une histoire personnelle déchirante et un lourd héritage à porter.
Son geste, sa quête de vengeance, tout prend racine dans la saison précédente : Joel a tué son père, le chirurgien chargé d’opérer Ellie pour sauver l’humanité. Un choix désespéré qui a scellé le destin de plusieurs vies. Et c’est là toute la force de cette saison : rien n’est tout blanc ou tout noir. Les motivations de chacun sont nuancées, douloureuses, humaines.
Certains fans ont critiqué le choix de l’actrice incarnant Abby, notamment parce qu’elle ne correspond pas physiquement à la version musclée du jeu. Mais honnêtement ? Kaitlyn Dever est brillante. Elle capture la rage, la vulnérabilité et la force du personnage avec une justesse bluffante. Et c’est bien cela qui compte.
Un casting solide, une émotion intacte
Le reste du casting est tout aussi convaincant. Les personnages secondaires sont bien écrits, bien joués, et l’émotion passe sans avoir besoin d’en faire trop. Les scènes marquantes sont puissantes, parfois insoutenables, mais toujours porteuses de sens.
Moi qui connaissais déjà le jeu, j’ai été à la fois surprise et émue par cette adaptation. L’ambiance est respectée, l’écriture est soignée, et l’ensemble reste fidèle tout en s’adaptant au format série pour toucher un public plus large, parfois novice.
En attendant la suite…
Cette saison m’a profondément marquée. Et maintenant ? Eh bien, j’attends la suite avec une grande impatience. Si la série continue sur cette lancée, on devrait explorer encore plus en profondeur le personnage d’Abby et les conséquences des choix opérés dans cette saison.
The Last of Us continue d’être une œuvre exigeante, bouleversante, et viscéralement humaine. Et franchement, peu de séries peuvent se targuer de livrer une telle charge émotionnelle avec autant de justesse.
- Créée par Neil Druckmann et Craig Mazin
- Avec Pedro Pascal – Bella Ramsey – Gabriel Luna – Kaitlyn Dever – Isabela Merced – Young Mazino…
- Genre : Drame – Horreur
- Durée : 60 min
- Diffuseur : HBO
- Nombre d’épisodes : 7
- Adapté du jeu vidéo The Last of Us
- Fiches : Seriebox – IMDb – TMDB – Allociné












