L’étonnante aventure d’un programme hautement sophistiqué du nom de Ares, envoyé du monde numérique au monde réel pour une mission dangereuse qui marquera la première rencontre de l’humanité avec des êtres dotés d’une intelligence artificielle.
Première impression mitigée… mais intéressée
J’ai accompagné L’Homme au ciné hier pour TRON: Ares. J’adore le monde TRON, surtout Legacy (merci Daft Punk !), mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à des merveilles. Il y avait un truc qui me chiffonnait : le casting. Pas tous, mais un : Jared Leto. Pas mon fan. Oui, l’homme me dérange. Malgré tout ça, j’y suis allée, curieuse.
L’essence de TRON, un peu revisitée
Pour les plus jeunes qui ne connaissent pas : le premier TRON (1982) raconte l’histoire d’un concepteur de jeux vidéo projeté dans sa création, “la grille”. Legacy en 2010 montrait le fils de ce concepteur. TRON: Ares reprend des éléments des deux mais se concentre davantage sur les origines : une séquence nostalgie, beaucoup de références aux années 80. Ça crée un bel hommage. Et la bande-son change : exit Daft Punk, place à Nine Inch Nails : j’adore ce choix audacieux.
L’intrigue et les enjeux
Dans ce film, deux sociétés s’affrontent. L’une d’elles crée Ares, un programme très spécial : l’idée est de découvrir le code qui permettrait de rendre les programmes informatiques permanents dans notre monde. Gros enjeu. Et bien sûr, les choses dérapent, comme souvent quand l’humain touche à ce qu’il ne maîtrise pas. Ares apprend, évolue, menace. Le fils Flynn est à peine évoqué, c’est le père Flynn qui ressurgit dans le décor, mais ce n’est pas l’axe central.
Visuel, ambiance et sons : dans le néon je m’abandonne
Visuellement, TRON: Ares est splendide. Effets spéciaux au taquet, j’ai vu ça en 3D IMAX : le néon, les contrastes, tout est fait pour ça. Si tu aimes l’univers lumineux, rétro-futuriste, le cyberpunk soft, tu es servis. Et la musique de NIN s’accorde très bien au film, pas toujours utilisable seule, mais avec les images, ça marche fort.
Ce qui pêche et ce qui fonctionne
Le scénario est un peu bateau, beaucoup de choses prévisibles. Rien de vraiment révolutionnaire dans l’intrigue : on sait où ça va aller. Mais le film divertit. Jared Leto reste pour moi le maillon faible, Evan Peters dans son rôle “méchant” / ambigu, assure. Le film se laisse regarder, il a ses temps forts, ses moments où on sourit, où on ressent cette nostalgie…
Ce film ne va peut-être pas marquer les mémoires du grand public, je crains que le cyberpunk “néon-laser” reste un peu niche. Mais pour les fans de TRON ou d’esthétique rétro, c’est un plaisir certain.
Verdict : à voir au ciné si tu es fan, sinon à attendre
Si tu es fan des univers TRON, que tu aimes les films visuellement forts et portés par une ambiance rétro-futuriste, TRON: Ares vaut le détour… au cinéma, dans de bonnes conditions (IMAX, bon écran). Si tu y vas sans attentes, ça passe très bien. Si tu espères une intrigue épaisse et une surprise narrative, ça risque de te laisser un goût de déjà-vu. Moi, j’ai passé un bon moment, même si je n’y allais pas avec le cœur conquis dès le départ.
- Réalisé par Garth Davis et Joachim Rønning
- Écrit par Bonnie MacBird, Steven Lisberger et David DiGilio
- Avec Jared Leto – Evan Peters – Greta Lee – Jodie Turner-Smith – Gillian Anderson – Arturo Castro – Hasan Minhaj …
- Genre : Science-Fiction – Action
- Durée : 1 h 59
- Date de sortie 🇫🇷 : 8 octobre 2025
- Date de sortie 🇺🇸 : 10 octobre 2025
- Fiches : Seriebox – IMDb – TMDB – Allociné – SensCritique
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