Yelena Belova, Bucky Barnes, Red Guardian, Le Fantôme, Taskmaster et John Walker sont les Thunderbolts. Tombés dans un piège redoutable tendu par Valentina Allegra de Fontaine, ces laissés pour compte complètement désabusés doivent participer à une mission à haut risque qui les forcera à se confronter aux recoins les plus sombres de leur passé. Ce groupe dysfonctionnel se déchirera-t-il ou trouvera-t-il sa rédemption en s’unissant avant qu’il ne soit trop tard ?
Je vous parle aujourd’hui d’un film Marvel qui a fait beaucoup de bruit, avant même sa sortie. Un film qu’on a vu arriver avec un mélange d’appréhension, de curiosité et… soyons honnêtes, un soupçon de fatigue.
Parce que oui, Marvel nous avait un peu perdus ces derniers temps. Beaucoup de projets, des films inégaux, des séries à la chaîne, et une question qui revenait partout : « Est-ce que l’ère Marvel est terminée ? »
Et puis, arrive ce film : Thunderbolts*.
Oui, avec une astérisque. Et ce n’est pas juste un caprice typographique.
Pourquoi cet astérisque ?
À l’origine, ce film devait s’appeler… The New Avengers.
Rien que ça.
L’idée était de montrer qu’après les événements d’Avengers : Endgame, une nouvelle équipe allait émerger.
Mais finalement, le projet a changé de direction, les personnages ont changé, l’ambiance a changé… bref, The New Avengers n’était plus le bon titre.
Sauf que… les communications internes et externes avaient déjà circulé.
D’où cet astérisque : une sorte de petite note de bas de page, un clin d’œil assumé.
Un signe que ce film se situe bel et bien après la dissolution des Avengers, mais qu’on ne parle plus des mêmes héros.
Parce qu’ici, on est avec les marginaux
Dans Thunderbolts* on retrouve des personnages qu’on a déjà vus… mais jamais vraiment mis en avant.
Ce n’est pas un nouveau Captain America, ni un nouveau Thor, ni une nouvelle Wanda.
Ici, on parle de ceux qui sont restés dans les zones grises.
Ceux qui ne savent pas trop où se situer, ni comment exister dans un monde post-Avengers.
Parmi eux :
- Yelena, la « petite sœur » de Black Widow, qu’on adore pour son humour pince-sans-rire
- Le Red Guardian, son père adoptif, toujours un peu borderline
- Ghost, qu’on avait découverte dans Ant-Man et la Guêpe
- Sentry, un personnage surpuissant qu’on avait seulement perçu jusqu’ici
- Et bien sûr, The Winter Soldier, Bucky Barnes, l’homme du passé, de la rédemption impossible
Une bande de héros… ou plutôt d’anciens ennemis, d’âmes cabossées, de survivants.
Pas vraiment méchants. Pas vraiment gentils.
Juste humains, dans un univers où l’héroïsme est devenu une question de perspective.
Et oui… on pense forcément à Suicide Squad
Le parallèle est automatique :
-> une équipe de personnages marginaux
-> qui ne se connaissent pas
-> qu’on réunit pour une mission impossible
-> avec un équilibre instable entre humour et noirceur
Mais ici, soyons clair : ça fonctionne mieux.
Mieux que le premier Suicide Squad, en tout cas.
Parce que Marvel a retenu ses erreurs récentes.
L’humour est présent, mais il est dosé.
Il n’est pas partout, tout le temps.
Il ne vient plus casser toutes les émotions comme ça a pu être le cas dans Thor : Love & Thunder ou même certains moments de Doctor Strange 2.
Une histoire plus profonde qu’elle n’en a l’air
Ce qui surprend vraiment, c’est l’écriture des personnages.
Pour une fois, on ne nous bombarde pas d’effets spéciaux en espérant que ça suffira à masquer la vide.
On prend le temps.
On explore la culpabilité, le doute, la reconstuction.
Chaque personnage porte quelque chose.
Un poids. Un regret. Un manque.
Et c’est la que le film devient intéressant.
Parce que ce n’est pas l’histoire d’un groupe de super-héros.
C’est l’histoire de gens qui essaient d’apprendre à exister ensemble, malgré leurs traumatismes respectifs.
Et ça… ça change beaucoup de choses.
Et alors… c’est bien ?
Et bien… oui.
Et ça, on ne l’aurait pas parié au départ.
Moi-même j’ai levé les yeux au ciel en voyant l’annonce.
Je ne suis pas allée le voir en salle.
J’ai attendu sagement qu’il sorte en VOD.
Et j’y suis allée presque à reculons.
Mais voilà : j’ai passé un super moment.
C’est divertissant, c’est rythmé, il y a une vraie dynamique de groupe, et surtout : les personnages existent.
Ils ne sont pas juste des silhouettes posées là pour remplir des cases de diversité ou d’humour.
Et maintenant, on va où ?
Ce film, c’est un tournant. Marvel n’est pas mort. Il est en transition. Moins de caricatures. Moins de surenchère. Plus de personnages. Plus d’intime.
Si Thunderbolts* est une promesse, alors je suis prête à la suivre.
Parce qu’elle dit :
On peut encore raconter des histoires chez Marvel.
On peut encore étonner.
On peut encore toucher.
Et honnêtement… ça fait du bien.
- Réalisé par Jake Schreier
- Écrit par Eric Pearson et Joanna Calo
- Avec Florence Pugh – Sebastian Stan – Julia Louis-Dreyfus – David Harbour – Wyatt Russell – Hannah John-Kamen – Geraldine Viswanathan – Lewis Pullman …
- Genre : Action – Fantastique
- Durée : 2 h 06
- Date de sortie 🇫🇷 : 30 avril 2025
- Date de sortie 🇺🇸 : 2 mai 2025
- Fiches : Seriebox – IMDb – TMDB – Allociné – SensCritique











