
Dans ce deuxième volume, Genzo va se retrouver confronté à quatre nouvelles énigmes. À chaque fois, il nous montre à quel point son cœur est grand et sa bienveillance infinie, quand il s’agit de sauver des petites gens et même de hauts personnages mis à mal…
Un trio toujours en chemin
J’ai repris ma lecture de la série Genzo le marionnettiste, et quel plaisir de retrouver ce trio aussi improbable qu’attachant : Genzo, l’artiste silencieux qui observe plus qu’il ne parle, Kikuhimé, noble femme forte et digne et Otsuru, la sauvageonne féroce.
Tous trois traversent le Japon, à la recherche de nouveaux modèles pour les marionnettes de Genzo. mais évidemment, leur route est semée de rencontres, de drames et d’injustices.
Et c’est précisément là que réside la beauté du récit.
Des histoires en plusieurs actes
Ce tome prend la forme d’un recueil de petites histoires, des fragments de vies croisées sur la route.
Chaque rencontre est l’occasion de dévoiler un bout de société, de souffrance ou d’espoir.
Comme souvent, c’est le talent de marionnettiste de Genzo qui permet d’apaiser, révéler, ou dénouer.
Mais cette fois, une nouveauté : on plonge enfin dans le passé de Genzo.
On découvre une part de ce qui le hante, ce qui le lie et ce qui l’empêche parfois de s’ouvrir. Cette mise en lumière donne une profondeur nouvelle au personnage, sans jamais tout expliquer d’un coup. On avance doucement, comme lui.
Femmes fortes, femmes brisées
Le tome met particulièrement en avant des figures féminines. Pas des « demoiselles à sauver », non. Des femmes confrontées à des rapports de force injustes : noblesse vs misère, respectabilité vs vulnérabilité, pouvoir vs survie.
Certaines combattent. D’autres encaissent. Toutes racontent quelque chose de l’époque, mais aussi de nous.
Et ce contraste, renforcé par Kikuhimé et Otsuru, donne une richesse humaine très marquante.
Un manga qui porte son âge… mais garde son âme
Ce titre n’est pas tout jeune, et ça se sent parfois dans la traduction et le phrasé. Mais le dessin de Yûzo Takada reste incroyablement expressif.
Les visages, les gestes, les regards. Tout est raconté sans forcément passer par les mots.
C’est un manga qui prend son temps. Qui ne cherche pas à épater. Qui choisit de montrer le monde à hauteur d’humain.
Et ça fait vraiment du bien.
- Écrit et illustré par Yûzô Takada
- Traduit du japonais par Sylviane Guyader
- Titre original : Genzo Hitogata Kiwa
- Genre : Seinen
- Nombre de pages : 192
- Publié en 2001
- ISBN / EAN : 9782845991118
- Édité par Pika
- Série Genzo le marionnettiste livre 2 sur 5
- Fiches : Livraddict – StoryGraph – Babelio – BookNode
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