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SYNOPSIS

Le 5 décembre 2017, Johnny Hallyday meurt. La France est en deuil. Quelques heures plus tard, au fin fond de l’Aquitaine, Bernard Langlois meurt à son tour, dans l’indifférence la plus totale. Comme un con.


MON AVIS

J’ai découvert la plume d’Elsa Levy avec un autre roman : Bouddha Boudoir. J’avais adoré ce roman et j’en avais à l’époque fait une critique élogieuse sur mon précédent blog. Malheureusement j’ai perdu ma critique 😢 un problème informatique et tout mes articles ont disparu. J’ai donc ouvert ce blog et repris mon activité.

Alors cette fois-ci l’auteure m’a contacté pour me faire découvrir un deuxième roman. Johnny a tué mon père. Je vous l’accorde, le titre est intriguant. Comme Johnny a t-il pu tuer le père de l’héroïne du roman ? La réponse a été donné au fil de la lecture.

Ayant lu un roman que j’avais adoré, je n’ai eu aucuns mal à ouvrir celui-ci et commencer ma lecture. Mais il n’y a rien de réjouissant au premier abord. Louise perd son père subitement et à partir de ce moment là elle va nous faire part de toutes ces pensées sans filtres, brut et surtout parfois déconcertantes.

J’ai été par moment déstabilisé et par moment complètement en osmose avec Louise. Son histoire a en partie fait écho à celle que j’ai vécu lors du décès de ma grand-mère qui était tellement cher à mon coeur.

Mais là c’est un autre degrés. Louise va en partie vivre un déni, ou c’est ce que l’on croit. Durant les quelques jours qui suivent le décès et qui précédents l’enterrement de son père, elle va faire le point sur sa vie, sur les relations avec ces proches et surtout sur la manière dont elle voyait son père. À quel point il a influencer sa vie et comment il a conditionner tous ces choix futurs. ce père qu’elle aime mais qu’elle déteste en même temps. Elle vit ce décès comme un énorme moment de tristesse et d’incompréhension mais aussi comme une libération, une naissance à une vie sans entraves.

Cela peut être extrême mais je comprends cette manière de penser. Je comprends l’influence que son père a pu avoir et je comprends ce que peut devenir maintenant sa vie. Il est également intéressant de faire le parallèle avec Johnny. Vivre les obsèques de « l’idole des jeunes » qui ne sont plus si jeunes et de ce dire qu’une mort peu faire la une des chaines de télé pendant plusieurs jours et qu’une autre peut avoir lieu dans l’indifférence.

Mais au final une fois que l’être humain est en terre ou incinéré, il disparait. On en parle moins, beaucoup moins et la vie reprend son cours normal. Johnny a fait la une des journaux mais une fois que tout était fait, sans l’oublier, les gens ont recommençait à vivre. De ce fait, connu ou inconnu nous finissons tous pareils et les proches continue de vivre leur vie tout en gardant le défunt dans un tendre souvenir.

Le personnage de Louise est touchant, émotif et par moment difficile à suivre. Elle vit le moment présent en se posant cent mille questions et elle arrive à des conclusions radicales. Elle pense que son père a des secrets ? Elle fera tout pour les découvrir. Elle fait le bilan de sa vie ? Et en veut à son père de l’avoir bridé. Elle a du mal à exprimer ces émotions ? Elle a toujours du être une fille parfaite pour plaire à son père. C’est un rapport « je t’aime, moi non plus » qui s’est installer entre le père et la fille et suivre ces pensées devient truculent.

Ce roman permet de faire également le point sur son propre rapport à sa famille. Il permet de se poser la question ? Et moi ? je suis comment avec mes parents ? Du coup peut-être qu’il permet également de mieux appréhender cette relation et de vivre plus sereine, en harmonie avec ces proches ?

C’est un formidable roman d’introspection. Oui j’ai aimé, j’ai même adoré. Et je peux maintenant dire qu’Elsa Levy fera parti des auteurs que je vais suivre. Lisez le, je vous assure que vous allez rire mais aussi vous dire qu’elle va un peu loin cette Louise et finalement tomber d’accord avec elle.