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SYNOPSIS

La forêt noire ne cesse de s’étendre. Ne pouvant s’accorder un seul instant de répit, MJ et Blue rejoignent leur prochaine destination : Sad City. Cette ville, tout entière consacrée à la tristesse, a la réputation d’être dirigée par un homme capable de réaliser n’importe quel vœu en échange de larmes. Blue voudrait user des siennes pour pouvoir lui demander de stopper la sinistre progression de la forêt noire. Mais encore faudrait-il parvenir à le rencontrer. Pour cela, elle se mêle à cette étrange cité de soupirs et de désespoir. Elle y fait alors la rencontre de certains de ses curieux résidents, mais cela ne se fait pas sans mal, car à Sad City, toute étincelle de joie est convoitée.
Dans ce deuxième tome de Blue au pays des songes, les rêves et l’imaginaire restent aux fondements de l’univers baroque et féerique créé par Davide Tosello.


MON AVIS

C’est avec bonheur que j’ai peu découvrir ce deuxième tome le jour de sa sortie. J’avais tellement aimé le premier tome que j’avais hâte de retrouver la suite. Voilà, c’est chose faite.

Tout d’abord un petit conseil : il faut absolument avoir lu le premier tome pour bien comprendre cette suite et je préconise même de se replonger dans le premier volume au risque d’avoir oublié certains détails primordiaux à la bonne compréhension.

Blue c’est une jeune fille qui se retrouve poursuivit par une forêt qui dévore tout sur son passage. Elle essaie de fuir mais surtout elle chercher comment l’arrêter. Durant son voyage elle va faire de multiples rencontres mais elle se retrouve avec une petite baleine à transporter. On ne sait pas grand chose sur cet animal qui grandit au fur et à mesure de son voyage. Je suppose qu’elle va prendre toute son importance au fur et à mesure.

La jeune Blue vit un voyage vraiment étrange. Un rêve éveillée ou un rêve dans un rêve.

Ce que j’aime le plus dans cette bande dessinée c’est tout à d’abord la qualité graphique et les couleurs. Les couleurs sont sublimes. Elles renvoient directement au monde du rêve et permet l’évasion. Le dessin est tellement beau qu’il est presque irréel également. Mais il y a une chose que j’aime également dans cette série et qui renvoie directement au passé de l’auteur ou plutôt à ce qui a bercé son enfance, sa culture. Au fil des pages il y a de multiples détails qu’il faut bien observer. Totoro, Mazinger, Mogwaï, Retour vers le futur avec « Out of Time », Dragon Ball… il y en a tellement que je vous mets les plus évidents. Mais se sont des symboles de la pop culture qui ont marqué une génération et qui continuent de faire parler d’eau à travers les âges (d’ailleurs sur la couverture il y a une référence bien visible à un célèbre dessin animé de mon enfance, à vous de le trouver).

J’adore car je suis également une enfant issue de cette pop culture. Cela me parle donc directement.

Ensuite il y a le thème. Ce n’est pas seulement une épopée c’est une métaphore d’un état : la dépression. Blue est une enfant qui ne sort pas, elle s’est coupée du monde et sa mère était son seule relais vers le monde extérieure. C’est une enfant déprimée, peureuse, qui a des phobies et qui lutte pour essayer de s’en sortir.

Tout cela est magnifiquement mis en dessin dans cette oeuvre.

Ici l’historie va surtout se centrer sur la ville de Sad City. Tout est dans le nom de la ville d’ailleurs : tristesse, pleurs, désespoir et la monnaie d’échange dans la ville se sont les larmes. Ne vous attendez donc pas à forcément quelque chose de joyeux. On s’enfonce nettement dans le coeur du sujet et on commence à mieux comprendre le déroulement de l’histoire et surtout son environnement.

Pour faire simple et rapide j’ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ce deuxième tome et maintenant je vais être frustrée avant de lire la suite. Mais c’est avec grand plaisir que je pourrais relire les deux premiers et détailler les illustrations pour profiter pleinement et me faire patienter.