Étiquettes

,

SYNOSPIS

Une jeune fille se retrouve pour la première fois engagée comme gouvernante. Elle doit s’occuper de Miles et Flora, deux enfants étranges et magnifiques qui la déroutent tant ils se montrent distants et silencieux.Jour après jour, nuit après nuit, des visages apparaissent aux fenêtres poussiéreuses – des fantômes qui peu à peu se rapprochent. La jeune femme comprends alors l’horreur de la situation : ces créatures diaboliques s’intéressent aux enfants, souhaitant corrompre leur corps, leur esprit, leur âme…Mais le pire, c’est que Miles et Flora n’ont pas peur, au contraire ils semblent attirés par ces esprits malfaisants…


MON AVIS

Cette fois je voulais découvrir le roman à avant de voir la série. C’est la principale raison pour laquelle j’ai lu ce livre. Car pour ceux qui ne le savent pas encore c’est l’adaptation de ce roman qui sera bientôt diffusé sur Netflix avec la deuxième saison de The Haunting of. Et pour cette deuxième saison se sera Bly Manor.

C’est exactement le nom de la demeure au centre de cette intrigue car tout se passe entre les murs de cette maison (et les extérieurs qui y sont rattachés).

Je sais que le roman divise au vu des critiques que j’ai pu en lire. Mais il faut remettre dans le contexte et bien avoir à l’esprit que cette histoire a été publiée pour la première fois en 1898. Oui, il y a plus de 100 ans. Du coup les tournure de phrases, le rythme et le thème peut paraître un peu vieillot. Mais en même temps d’un texte qui a 122 ans cela paraît normal.

Dans cette version publiée en 2019 par les éditions du Chat Noir, on peut, en plus du texte, admirer quelques illustrations de la talentueuse Mina M. Je vous invite d’ailleurs à cliquer plus bas sur son nom pour vous rendre sur son site et apprécier son travail.

Mais revenons à l’oeuvre littéraire.

Le Tour d’écrou c’est bien évidemment une histoire de fantômes mais pas seulement. Car durant la lecture on est embarqué dans un monde passé sans savoir où se situe la réalité. La jeune gouvernante imagine t-elle se qu’elle voit ? Les enfants sont-ils possédés ? Qu’ont-il vécus ? Qui ment ? Qui dit la vérité ? Toutes ces questions se posent et elles ne trouvent pas forcément de réponse car c’est le lecteur lui-même qui doit se faire son opinion et en tirer les conclusions. Voilà le point fort de cette histoire d’épouvante. La puissance du récit est dans la suggestion et si vous demander à deux personnes l’ayant lut ce qu’ils en pense ils vous diront des choses différentes.

Alors je vais vous livrer ma version. Ce que j’en déduis. Et si vous êtes curieux de connaître le récit et votre version, je vous invite à aller le lire.

Il y a dans ce roman une tension. Une tension sexuelle qui est nettement marquée. On apprend que les enfants ont été proche, trop proche, de deux personnes décédées au moment de l’histoire. Se sont d’ailleurs les fantômes que l’on aperçoit. Mais jamais il n’est clairement fait mention du vécu passé des enfants. Jamais les relations ne sont dites. Il n’y a que des sous-entendus. Déjà à ce niveau l’imaginaire prend le pas.

Ensuite les esprits sont vus par la jeune gouvernante. Mais elle est la seule à les voir. On pense que les enfants aussi mais ils ne l’expriment jamais oralement. Alors qui dit la vérité ? La jeune gouvernante est-elle saine d’esprit ? Ou alors se sont les enfants les fous ?

Pour ma part je pense que cette jeune fille s’est vue confier une lourde responsabilité. Devoir diriger une demeure aussi vaste seule avec en plus à la charge deux jeunes enfants orphelins c’était peut-être trop. Je pense que le mystère demeure dans cette jeune femme. Je pense d’ailleurs qu’elle a du perdre les pédales sous le poids des responsabilités. peut-être était-elle trop jeune pour supporter psychologiquement la charge que cela représente et influencée par les histoires passées elle s’est sûrement construite sa propre réalité. Elle était seule. Seule a tout décider, seule à diriger, seule pour éduquer et cette solitude a du la faire basculer vers la folie.

Il s’agit ici d’une analyse personnelle et je ne pense pas qu’elle soit la bonne mais la fin du récit tant à me dire que je ne dois pas en être très loin.

En tout cas j’ai beaucoup aimé cette histoire d’un autre temps qui m’a complètement embarquée. Une lecture parfaite pour ces journées devenues bien grises.

  • Écrit par Henry James
  • Traduit de l’anglais par M. Les Corbeiller (1929), révisée par Clémence Godefroy (2019)
  • Illustré par Mina M
  • Titre original : The Turn of the Screw
  • Genre : Classique, Horreur
  • Nombre de pages : 181
  • Publié en Décembre 2019
  • ISBN : 9782375681305
  • Prix : 14,90 €
  • Édité par les Éditions du Chat Noir
  • Fiches : LivraddictGoodreadsBabelioBookNode