Étiquettes

,

SYNOPSIS

Carmen est une nouvelle de Prosper Mérimée écrite en 1845, dont a été tiré l’opéra-homonyme, musique de Georges Bizet, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy (1875). En Espagne, à Séville. Arrêtée à la suite d’une querelle, Carmen, bohémienne au tempérament de feu, séduit le brigadier Don José, et lui promet son amour s’il favorise son évasion… Benjamin Lacombe s’est attaché à mettre à l’honneur l’aura de cette femme fatale à travers ses particularités physiques, avec l’envie de la rendre surnaturelle, envoutante, quasi satanique. Il a utilisé des huiles et des gouaches pour les images en couleurs et de l’encre de chine pour les cabochons.


MON AVIS

Que de belles illustrations dans ce magnifique livre. J’aime vraiment beaucoup le travail de Benjamin Lacombe. Il arrive toujours à rendre parfaitement une ambiance dans ce style qui le caractérise.

Mais ici au delà de belles illustrations il s’agit aussi d’une histoire. Un classique maintenant dans la littérature mais que l’on ne connaît pas toujours très bien.

Carmen est une femme. Une femme forte, dirigeante, indépendante et qui aime se retrouver au centre de préoccupation masculine. Elle aime les hommes et ils le lui rendent bien.

Sensuelle et cruelle, voilà des termes qui peuvent la caractériser. Mais pour moi il s’agit aussi d’une femme blessée qui cherche sa place dans un monde machiste.

On peut être surpris par l’écriture. D’ailleurs il y a une mise en garde au début en demandant au lecteur de remettre dans le contexte et l’époque ce texte. Car certains termes utilisés peuvent maintenant nous choquer et nous faire crier au scandale.

Heureusement lorsque je découvre une œuvre je cherche toujours à savoir au minimum son époque. Pour éviter ce genre de désagrément. Les mots, les tournures de phrases, les thèmes abordés avant ne passeraient plus forcément maintenant.

Je suis heureuse de voir que personne ne cherche à réécrire ce texte pour le rendre plus « politiquement correct ». Je regrette souvent de voir des romans ou parfois des titres changés pour coller au mœurs de maintenant (comme pour un titre d’Agatha Christie). Je ne cautionne pas certains propos mais ils font la culture d’une époque et on doit les connaître tels qu’ils ont été écrit. Ensuite on peut en débattre et donner son avis.

Mais je m’éloigne du sujet.

Carmen on en connaît surtout les interpretation à l’Opéra. Mais c’est avant tout un texte riche en émotion écrit dans une prose très poétique. Et si Benjamin Lacombe voit cette femme emblématique comme une prédatrice, une femme araignée qui tisse sa toile, c’est qu’elle l’est un peu et qu’elle aime séduire pour son bon plaisir.

Carmen, une femme moderne avant l’heure qui a marqué une époque et qui continu de faire fantasmer.