La Ligne Verte

Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d’une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions des peines capitales, en s’efforçant d’adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux, se trouvait un colosse du nom de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide, aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts.


MON AVIS

Faut-il encore parler de ce film qui a marqué des générations ? Oui, absolument ! Pourquoi ? Parce qu’il est inoubliable et surtout qu’il a plusieurs degrés de lecture et qu’il s’agit d’une formidable adaptation.

L’intrigue se déroule dans une prison, plus précisément dans le quartier des condamnés à mort. Nous suivons le quotidien des gardiens s’occupant de ce bâtiment aux détenus bien particuliers. Un jour un géant de muscles débarque. Il est accusé du viol et meurtre de deux jeunes filles et sa condamnation est sans appel : la chaise électrique.

Ce condamné c’est John Coffey. Une montagne qui pourrait faire trembler n’importe quel homme mais qui est d’une douceur étonnante et qui a un secret particulier.

Bien entendu Coffey n’est pas coupable. Très vite le spectateur le sait mais voilà, qui est le véritable coupable ? Mais là n’est pas l’aspect principal de l’histoire (bien qu’on l’apprenne dans le film) mais sur le « pouvoir » que ce colosse possède et dispense lorsqu’il le faut.

Il est intéressant de suivre le développement de chaque personnage, leurs relations et la manière dont ils agissent. On pense donc se retrouver avec des matons endurcis, sans âmes et qui font respecter le règlement à la lettre et bien non. Il s’agit ici de grandeur d’âme, d’humanité et de tolérance. Se sont les derniers à accompagner le vivant sur la chaise, les derniers à leur montrer un peu d’humanité mais surtout se sont des hommes qui ont beaucoup trop vu la mort pour ne pas la respecter.

D’autres prisonniers vont apparaître dans l’histoire et chacun à son importance. Ils ont tous un pole à jouer dans les relations au sein de la prison.

Mais je voudrais surtout vous interroger sur le rôle de John Coffey. Cet homme est assez singulier car il n’a pas le physique qui va avec sa fonction de faiseur de miracle. Il est innocent mais il a été jugé coupable. Il va mourir en sacrifice car il n’en peut plus. « Il les a tué avec leur amour de soeurs », cette phrase est terrible ! Car il m’est le doigt ainsi sur autre chose : mourir par amour. Cela ne vous rappelle personne ? Jésus. Je ne veux pas que l’on voit se film comme de la propagande religieuse car ce n’est pas du tout le cas. Mais Coffey est une référence au sacrifice ultime : celui de donner sa vie pour sauver les autres.

C’est une théorie intéressante qui permet de voir l’histoire sous un angle totalement différent. Mais que l’on soit croyant ou non, cela n’a pas d’importance car ce film reste magnifique et me fait toujours pleurer tant l’émotion est forte en le regardant.

Note : 9.5 sur 10.

🏆 Critic’s Choice Movie Awards 2000 Meilleur acteur dans un seconde rôle pour Michael Clarke Duncan

🏆 Critic’s Choice Movie Awards 2000 Meilleur scénario adapté pour Frank Darabont

🏆Saturn Awards 2000 Meilleure actrice dans un second rôle (cinéma) pour Patricia Clarkson

🏆 Saturn Awards 2000 Meilleur film d’action, d’aventures ou thriller

🏆 Saturn Awards 2000 Meilleur acteur dans un second rôle (cinéma) pour Michael Clarke Duncan

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