Le masque de loup

17eme siècle, Château de Vaux le Vicomte Une calèche s’arrête et j’en sors, fatiguée du voyage.
Je m’appelle Grace Fouquet et j’ai 16 ans. C’est ici que va commencer mon histoire. Mon père est le surintendant des finances de Louis XIV et il m’a fait venir pour me présenter mon futur époux. Tout cela semble simple, dit comme ça, et pourtant une autre rencontre va tout bouleverser.
Je vais aller jusqu’à enfreindre les règles et m’enfuir avec cet homme au masque de loup pour rejoindre un monde qui m’est inconnu et que je n’imaginais même pas.


MON AVIS

Je n’attendais pas grand chose de ce roman et j’avais bien raison. Il se lit très vite, voilà un point positif. Relativement court, en une après-midi vous pouvez le terminer tranquillement.

Mais voilà c’est justement là que cela blesse. C’est trop court. Du coup on saute du coq à l’âne, il n’y a pas vraiment de cohérence entre les chapitres et comment dire cela avec tact…c’est un peu du n’importe quoi.

Pourtant au départ cela démarrait plutôt bien. On sentait la romance poindre à l’horizon, le triangle amoureux se mettre en place (même si cela m’énerve un peu, c’est trop cliché) et une héroïne au caractère bien trempée.

Mais voilà, on se retrouve à une époque que l’autrice ne maîtrise pas du tout. On parle ici de Grace, fille de Nicolas Fouquet, surintendants des Finances de Louis XIV de 1653 à 1661 et en même temps on mentionne la guillotine comme menace alors qu’elle a été utilisée en France à partir de 1792. Tu le vois la différence de siècle ?!?

Et durant ce récit il y a pleins de petits détails complètement faux ou non vérifiés. Je pense que lorsqu’on écrit un roman avec une base historique, le minimum c’est de se renseigner sur l’époque.

Parlons maintenant du côté bit-lit du roman. Et oui, il y a du surnaturel ! On parle de loup-garou ici. À un moment j’ai même eu peur qu’un parallèle soit fait avec la bête du Gévaudan. Mais passons. Clairement il y a l’influence de Twilight. Des loups faisant une taille de 2m au garrot, les yeux qui restent humains, l’odeur du sang… pas de doute il ne manquait plus que les vampires pour s’y croire.

La romance quand à elle n’était pas très convaincante. J’ai déjà été très énervée de constater que le Don Juan de l’histoire a 25 ans et l’amoureuse 16. Bref, encore une fois on retrouve le cliché de l’homme mûr ayant des vues sur une adolescente mineure. Mais bon nous sommes au XVIIe siècle, alors soyons indulgent (même si le livre a été écrit en 2014).

Bon, je devais pas en rajouter, ce roman ne m’a pas plu.

Je suis malgré tout allée jusqu’au bout. En même temps 142 pages à lire, ça va vite. Alors bon, je sais que certains ont adoré mais je pense qu’il s’agissait de jeunes filles dont les hormones étaient un peu en ébullition, car je le reconnais les scènes de sexe sans être détaillées à outrance peuvent donner suffisamment de matière à émoustiller (en tout cas les plus jeunes).

J’ai eu ce livre en numérique dans le cadre de l’opération box-confinement d’avril 2020. J’en remercie d’ailleurs les éditeurs qui ont participé car cela m’a permis de faire grimper (un peu plus) ma PAL (un jour mes livres s’écrouleront sur moi). Mais du coup je suis bien contente de ne pas avoir payé cet oeuvre pas vraiment littéraire (Je sais, je suis méchante dans ma critique aujourd’hui).

Note : 4 sur 10.

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