Un homme entre la vie et la mort est tiré de l’océan par un bateau de pêche italien. Ayant retrouvé ses esprits, il se rend compte qu’il souffre d’amnésie totale et qu’il n’a sur lui aucun papier d’identité. Les nombreux talents qu’il se découvre, techniques de combat et connaissances de plusieurs langues, lui suggèrent un passé dangereux. Aidé de la d’abord récalcitrante Marie, il s’engage dans une recherche désespérée pour retrouver son identité et la raison qui pousse d’impitoyables assassins à le traquer.
J’ai eu envie de me refaire une série de films, une saga que je n’avais pas suivie jusqu’au bout par le passé mais dont je veux enfin connaître le dénouement. J’ai donc tout naturellement regardé le premier opus de la saga Jason Bourne. Tout commence de manière percutante avec un homme retrouvé en pleine mer, inconscient. Il a reçu plusieurs balles dans le dos et, surtout, il ne se souvient plus du tout de son identité. Il a totalement oublié qui il est, pourquoi il se trouvait là et comment il a pu arriver dans une telle situation. Cet homme est un mystère total à ses propres yeux. Le seul indice à sa disposition est une capsule contenant un code de banque, cachée sous la peau au niveau de sa hanche.
Même si cela fleure bon le film d’espionnage classique, ce récit est bien plus que cela. Jason Bourne, puisque c’est son nom même s’il l’ignore encore, va petit à petit se retrouver au cœur d’une affaire titanesque aux ramifications insoupçonnées. Il va devoir survivre et surtout fuir des tueurs qui en ont après lui sans qu’il sache pourquoi. C’est là que réside tout l’intérêt du film car le spectateur découvre la vérité en même temps que le rôle principal. Complots, assassinats, trahisons et espionnage sont au rendez-vous pour marquer les esprits et nous faire vibrer au rythme des scènes d’action. Le héros n’est pas seul dans ce combat puisqu’il embarque dans son périple une jeune femme innocente qui s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.
Ce schéma de l’homme d’action et de la jeune femme fragile qui doit apprendre à surmonter les épreuves est récurrent dans le cinéma de cette époque, et il fonctionne toujours merveilleusement bien aujourd’hui. C’est efficace, direct et terriblement addictif. Le film nous parle également des dessous politiques insoupçonnés, de ce qui se trame dans l’ombre et des enjeux qui peuvent avoir des répercussions sur l’ordre mondial. Ce genre de film extrapole des situations que l’on pense simplement scénarisées, mais la réalité des agents secrets et des espions n’est parfois pas si éloignée de ce qui est montré à l’écran. Ce long-métrage permet au grand public d’entrapercevoir une existence qui se joue parmi nous au quotidien, dans le secret le plus total.
Ce premier volet est sans conteste l’un des meilleurs du genre de sa génération. Il est le précurseur d’une nouvelle ère de films d’action et a ouvert la voie à un style plus nerveux et viscéral. J’ai beaucoup apprécié de le revoir et le plaisir était intact par rapport à la première fois. Le film est efficace, bien construit et ne laisse aucun temps mort au spectateur. C’est un excellent film d’action qui reste une référence absolue encore aujourd’hui, même si les technologies visibles à l’écran peuvent paraître parfois un peu obsolètes par rapport à nos standards actuels. La saga est lancée et je suis impatiente de découvrir la suite de ce périple haletant.
- Réalisé par Doug Liman
- Érit par Tony Gilroy et William Blake Herron
- Avec Matt Damon – Franka Potente – Chris Cooper – Brian Cox – Julia Stiles …
- Genre : Action – Thriller
- Durée : 1 h 59
- Titre original : The Bourne Identity
- Date de sortie 🇺🇸 : 14 juin 2002
- Date de sortie 🇫🇷 : 25 septembre 2002
- Adapté du livre Jason Bourne : La Mémoire dans la peau de Robert Ludlum
- Fiches : Seriebox – IMDb – TMDB – Allociné – SensCritique











Une réponse à « 🎬 La mémoire dans la peau : le réveil brutal d’un espion sans nom »
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