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SYNOPSIS

Ed Kemper, 2m10, 130 kilos, est un serial killer américain surnommé « l’Ogre de Santa Cruz ». Cannibale et nécrophile, il a été condamné pour 8 meurtres dont celui de sa propre mère. C’est avec lui que l’on a utilisé pour la 1ère fois le terme de tueur en série et les méthodes du profiling.


MON AVIS

Je pense que nous connaissons tous, au moins de nom, Ed Kemper et sa terrible histoire. Mais vous êtes vous déjà retrouvé plongé dans la tête d’un tueur en série ?

Et bien c’est e que propose cette bande dessinée. Bien sur vous allez connaître l’histoire sanglante de Ed Kemper mais d’une manière peu conventionnelle.

L’histoire commence avec un Kemper en proie à ces souvenirs suite à une injection de psychotrope. Il revit les événements qui ont fait de lui un monstre mais également ceux qui ont vu le monstre en pleine action.

C’est ainsi que le lecteur est baladé dans la tête du tueur, d’un souvenir à l’autre et les années défilent très vite.

Souvenirs d’enfance, de jeunes adultes, souvenirs heureux ou malheureux, sa mère, ses soeurs, son père, tous ceux qui ont pu avoir une influence sur sa vie sont présents.

Pas d’effusion de sang à outrance (quand même un peu) et surtout pas de meurtres clairement dessinés. Au moins les victimes ont été respectées de ce point de vue. Il s’agit surtout d’essayer de comprendre l’escalade et la folie du personnage.

Compassion ? Non ! car les faits sont horribles. La compassion doit allé aux victimes mais surtout pas au tueur. Néanmoins on se demande si il s’est repenti depuis et si il pourrait reprendre une vie normal après tout cela. Clairement non. Tuer est un acte horrible et impardonnable et Ed Kemper n’a d’ailleurs jamais fait appel de son jugement, préférant rester enfermé, là où il ne fera plus jamais de victimes.

Le traitement de cette BD est intéressant. Ce n’est pas seulement la narration d’une histoire mais celles de plusieurs récits qui s’imbriquent pour former un tout. Le dessin est assez réaliste mais je ne l’ai pas trouvé grandiose. Je ne cache pas ma passion pour ces hommes ou femmes qui commettent l’irréparable. Attention, je ne les admire pas, je voudrais juste comprendre comment fonctionne leur esprit et ce qui a pu les faire basculer dans de tels extrémités. La chimie du cerveau, voilà ce que je trouve de passionnant. Cette oeuvre peut permettre de comprendre certains mécanismes mais elle ne fait pas tout le travail car il y a toujours une part de romancé.