L’Homme au complet marron

Éditions Le Livre de Poche (2021)

Londres.
Un homme se tient au bord du quai du métro. Soudain, il recule et tombe sur les rails. Accident ? Suicide ? La police retrouve dans ses poches un permis de visite pour une maison à louer dans la banlieue de Londres. Le corps d’une inconnue est découvert dans une villa déserte. La villa du Moulin. Coïncidence ? Difficile à admettre ; D’autant qu’en ces deux occasions, un même suspect semble s’être trouvé sur les lieux ; Signalement : grand, bien bâti, bronzé, yeux gris.
Autre détail : l’homme porte un complet marron…


MON AVIS

Je continue mes lectures des romans d’Agatha Christie en parallèle des publications du podcast Agatha Crimstie et le mois dernier le roman à lire c’était L’Homme au complet marron.

Je ne connaissais pas du tout ce roman et il a été une découverte pour moi. Ici pas d’Hercule Poirot, pas de Miss Marple mais une jeune femme inconnue jusqu’alors et qui va prendre son destin en main tout au long de son aventure.

Fille d’un archéologue (ou paléontologue), elle se retrouve seule après la mort de son père. Sa fortune ? Quelques livres. Elle décide donc de partir à Londres pour découvrir émonde, la vie, l’aventure et pourquoi pas l’amour.

Très rapidement elle se retrouve confronter à la mort d’un homme dans le métro. Il semble que cela soit un accident mais elle est intriguée par la présence d’un homme portant un complet marron. On a ici la base de notre intrigue et suite à cet événement la jeune Anne Beddingfeld décide de résoudre le mystère de cet mort ainsi que celle d’une femme, relatée dans le journal.

Elle se retrouve donc à devoir résoudre une énigme, embarquer sur un paquebot en direction de l’Afrique du Sud, rencontrer des personnages incongrus et mystérieux et tenter de découvrir l’identité du Colonel, personnage énigmatique qui semble tirer toutes les ficelles.

Ce roman est très différent de ceux que j’ai pu lire jusqu’à présent de l’autrice. Il y a une grande part de personnel dans cette histoire. Tout d’abord on y parle de voyage et Agatha Christie aimait voyagé. Ensuite il y a une scène de surf. Anne découvre le surf sur la plage et on sait qu’Agatha Christie était une grande amatrice de ce sport qu’elle pratiquait et surtout il y a une grande part de féminisme dans ce roman. C’est l’histoire d’une femme qui refuse de se conforter aux us et coutumes de l’époque et qui rêve d’indépendance. Elle ne veut pas se retrouver « attacher » à un homme, elle veut vivre l’aventure d’une vie et tomber amoureuse avant de se fixer.

Alors cela peut faire sourire maintenant mais il faut bien avoir conscience qu’à l’époque c’était tout nouveau de penser ainsi et de voir une femme vouloir s’émanciper. Dans ce roman Agatha Christie fait preuve d’une grande modernité.

Mais au final j’ai eu du mal à accrocher à cette histoire que j’ai par moment trouvé un peu brouillon. La dernière moitié de l’histoire m’a beaucoup plus intéressée et j’ai été ensuite embarquée jusqu’à la fin.

Un bon roman dans l’ensemble mais pas l’un de mes préférés.

Note : 7 sur 10.

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