Le Choeur des femmes

Jean, major de promo et interne à l’hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d’elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l’écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements… de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine.


MON AVIS

Il y a des bandes-dessinés qui vous marque et qui vous reste en mémoire longtemps, très longtemps. C’est ici clairement le cas.

Jean est une jeune femme qui rêve de faire de la chirurgie gynécologique mais avant cela elle doit valider 6 mois auprès d’un médecin à la réputation particulière afin d’apprendre à se rapprocher des patientes. Bien que Jean ne voit pas l’utilité de cette formation elle y va quand même et elle va découvrir une manière de travailler et une approche bien différente de ce qu’elle a appris jusqu’à présent.

Il s’agit ici de l’adaptation d’un roman initialement écrit par Martin Winckler et que des dessins et un scénario simple mais direct mettent parfaitement en valeur.

Jean c’est un peu chacun de nous. Nous voyons les choses telles qu’on nous les a appris et nous sommes bien souvent trop brut dans nos propos. Jean va auprès du docteur Karma apprendre à regarder sous un autre angle et à appréhender les situations d’une autre manière. Ainsi pourquoi une femme devrait se déshabiller entièrement lors d’un rendez-vous gynécologies ? Alors qu’elle pourrait garder une chemise qu’elle enlève juste au moment de l’examen des seins ? Par commodités pour le praticien. Si elle doit se déshabiller partiellement pour se rhabiller ensuite, elle faire perdre du temps. Du temps ! De l’argent ! Voilà ce que l’on sacrifie pour le bien-être de la patiente !

Le docteur Karma aborde le côté humain avant tout et par l’écoute et la compréhension soigne le corps. Certaines patientes n’ont besoin que de très peu mais elles ont besoin de parler avant tout et d’être écouté sur les maux de leurs corps.

J’ai énormément aimé cette BD. Il faudrait des docteurs Karma partout. Cela éviterait peut-être d’aller en consultation en traînant les pieds car « ce n’est pas agréable » ou encore de voir des jeunes filles consulter pour la première fois à 30 ans (si, si ça existe).

Mais je sais malheureusement que dans notre pays les « vieilles méthodes » sont bien ancrées. J’ai pleuré à la pose de mon stérilet, j’ai saigné et j’ai eu mal. J’ai encore une fois pleuré lorsqu’on me l’a enlevé. Maintenant je sais pourquoi. À cause d’une pince que les gynécologues utilisent et qui meurtrie. Un engin de torture.

Cette BD je vais certainement la donner à lire à mes filles afin qu’elles sachent les choses, qu’elles puissent lorsqu’elles seront confrontées à certaines situations, faire valoir leur choix pour leur bien et non pour celui du praticien.

Note : 10 sur 10.

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